Archive pour janvier, 2008

la vitea du bienheureux frère Girtan

Le père Girtan: le coeur à l’écoute

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Ses premiers temps au Couvent Franciscain de Valence sont rythmés par l’enseignement scolastique. Les prières ferventes et son goût d’apprendre, élèveront peu à peu sa foi.Le 8 janvier 1454, le frère Girtan prend son bâton de pèlerin, pour aller éveiller la foi, dans des contrées nouvelles de la Comté du limousin et de la Marche, à Rochechouart, où il fut ordonné Diacre par le Père Elmoron. Une amitié réelle s’installe entre les deux clercs.

Il passe par Angoulême, puis à Gien, toujours en éveillant la foi autour de lui. La dialectique et un charisme exceptionnel le font apprécier tant en taverne que sur la place publique. Il commence à prêcher, « L’amour, La foi et la Raison, Le cœur à l’écoute…. » L’archevêque de Tours, son éminence Bibineloden, reconnaît ce frère Franciscain, qui depuis le Couvent de Valence et Tréguier, avait apprécié son amitié et sa compassion envers tous ceux qui l’abordaient.

Oui nos actions aussi belles soient-elles, doivent être conduites dans le désintéressement total. N’oublions pas que la charité est un devoir, mais seule l’obole est sacrée ! N’attendons pas qu’un ami, un frère, nous demande de l’aider, mais soyons prévenants et anticipons sa demande, si cela est possible, l’action n’en sera que plus efficace ! La Fraternité est le seul ciment de notre volonté, qui noie la haine, lie les passions dans l’enthousiasme, et nous donne la sagesse de la liberté de nos pensées, dans tous nos actes !

Monseigneur Bibineloden, ordonne Girtan, Curé de Vendôme, le 27 avril 1454. Démontrant une fois de plus que les valeurs Franciscaines apportent encore de nouvelles connaissances à la construction humaine, le père Girtan trouvera dans cette fonction le plein exercice de son sacerdoce. Investi de sa foi, et armé de sa volonté, son dynamisme galvanise les nouveaux paroissiens.

« La paix n’est pas aussi simple que le cœur ne l’imagine, mais elle est plus simple que la raison ne l’établit. Devant cet enchevêtrement des problèmes existenciels, nous sommes tentés de nous dire : [ la paix dépend de mains plus expertes que les nôtres]… Certes la paix a besoin de politiciens et d’économistes, mais elle est aussi entre les mains de nous tous, elle passe par mille petits gestes de la vie quotidienne. Chaque jour, par notre manière de vivre avec les autres, nous choisissons pour ou contre la paix ».

Grand professeur, théologien prolifique, il laisse en nos écoles de nombreux parchemins qui nous propulsent sans cesse vers le chemin du divin. Affable et d’une humeur toujours égale, le frère Girtan rejoint la béatitude de notre Gardien, Saint Nicolaïde, le 8 février 1455, suite à une longue maladie bien temporelle…

Voici quelques un de ces travaux.

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Adresse aux fidèles:

Mes chers enfants,

Chaque fois que nous apprenons que l’un de nous est frappé par la maladie, l’affliction ou la mort brutale, inattendue, de quelqu’un que nous avons connu, fréquenté, aimé, et respecté, naît en chacun de nous comme une protestation muette. Nous sommes amenés à marquer un temps d’arrêt dans nos vies. Et nous réfléchissons, à partir de ce drame qu’est la mort.

La question la plus normale c’est : « la vie, qu’est-ce que c’est ? Quel est son but ? » Nous nous sommes tous posés souvent cette question, n’est-ce pas ? La réponse est diverse selon les personnes et leur sensibilité propre. Dans un monde où chacun se trouve défini par ses avoirs et ses pouvoirs, la mort est surtout une source d’angoisse. Elle sonne la déroute de toute possession. C’est une épreuve terrible de dépouillement total pour celui qui a tout misé sur des assurances temporelles et humaines. Dans tous les cas, nous réalisons que la vie, est quelque chose d’essentiellement fragile. En quelque sorte, notre entrée dans cette vie cléricale ou monacale, doit se comprendre comme un renoncement à ces sentiments matérialistes, pour se mettre totalement au service de l’autre…

Je crois qu’il nous faut reprendre contact avec les sources de notre être. Dépasser le culte de notre égo, refuser ce monde d’âpre compétition et de conflit, pour retrouver les moyens d’une véritable communication avec autrui et en faire la valeur première, qui donne sens à notre existence. Vous avez émergé de l’existence avec quelque chose d’infini au fond du coeur : désir de vie, désir d’amour, désir d’éternité. N’éteignons pas en nous un tel sentiment. Il faut au contraire s’efforcer de le dégager.

Le prophète a écrit : « Nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons nos frères »….Aristote s’empresse d’ajouter qu’il faut apprendre à aimer comme Christos aime. À la lecture des Ecrits dans le livre des Vertus, je vois, presque à chaque page, des hommes tels Aristote, pleins de délicatesse, faisant attention aux autres, ayant le souci des autres, fraternels, paternels.

Ode dernier

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