Archive pour octobre, 2007

l’hagiographie de Frère Nico

Après sa Vitae, voici son hagiographie, en vue de sa sanctification.

L’hagiographie de Frère Nicolaide, dit frère Nico

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I Le moine

La vie de celui qui deviendrai plus tard frère Nico fut guidée dès sa plus tendre enfance sur la voie de la piété. En effet, bien que le jeune Nicolaïde était le fils aîné d’un petit seigneur normand nommé Guillaume “Longue épée”, ce fut son frère cadet qui fut choisi pour lui succéder, et le futur saint fut envoyé à l’abbaye bénédictine Sainte-Blanche de Sens. Là, après une longue période en tant qu’oblat puis en tant que novice, il fut chargé de seconder frère Konrad, le sulfureux responsable de la bibliothèque. Malgré l’incompétence de son supérieur, Nicolaïde profita de ce travail pour entreprendre une quête de savoir que jamais il n’interrompit par la suite. Il en vint même à être nommé bibliothécaire lorsque son déplorable prédécesseur mourut d’avoir péché une fois de trop par gourmandise.

Mais le clergé baignait dans le luxe et la décadence, et l’abbaye de Sens ne faisait pas exception à la règle. Déçu par ce terrible état de fait, Nicolaïde décida de quitter les ordres pour vivre sa foi au plus près du peuple. Après une période de dur travail dans un lieu de charité, il fut nommé prêtre dans une petit paroisse des environ de Sens. C’est là qu’il fit la connaissance d’une communauté franciscaine, qui lui redonna espoir dans le clergé régulier. Il rejoignit l’Ordre des Frères Mineurs et profita que l’évêque de Sens l’ait envoyé en 1453 évangéliser la Champagne pour fonder un couvent à Sainte-Ménéhould.

Cette communauté franciscaine devînt rapidement un grand centre de savoir et de piété. La bibliothèque se remplit rapidement, mais c’est surtout par de précieux éléments humains que le couvent s’enrichit. Le frère Jarkov fut le plus célèbre d’entre eux, s’en allant raviver la foi Bretonne grâce à son désormais célèbre fougue. Mais d’autres grands noms franciscains se firent connaître grâce à celui qu’on appelait désormais frère Nico, tels que Breizh, l’inquisiteur Norv ou encore Marlaeauvergne. Mais les clercs n’étaient pas seuls à animer la foi franciscaine, car c’est à cette époque qu’apparurent les laïcs franciscains appelés Capucins, dont fit notamment partie Mysouris.

Peu à peu, le couvent de Sainte-Ménéhould essaima et une nouvelle génération de franciscains succéda à la précédente. Frère Nico se faisant vieux et de plus en plus malade, il décida de confier à certains éléments parmi les plus prometteurs des rôles importants au sein du couvent. Ainsi, frère Bibineloden eut la responsabilité des clefs du couvent, frère Sashann s’occupa des Capucins, frère Chevalier_Saint_Georges réforma brillamment le noviciat, frère Agami devint abbé de l’abbaye franciscaine de Tastevin et frère Pouyss s’efforça de poursuivre l’oeuvre d’accumulation de savoirs initiée par frère Nico lui-même. C’est à cette époque qu’une indéfectible amitié naquit entre ces deux derniers.

Mais la crise couvait et elle ne tarda pas à à éclater au grand jour. Frère Pouyss décida de quitter les Frères Mineurs pour fonder un ordre religieux dédié à un grand ami de frère Nico et martyr normand: saint Lescure. Un nombre important de franciscains le suivirent dans cette difficile entreprise, ce qui saigna à blanc l’ordre Franciscain. Pouyss était dès lors considéré comme un traître, sauf par frère Nico qui comprit ses intentions et l’encouragea à persévérer. Il proposa même à celui qu’il considérait comme son fils spirituel de dissoudre l’Ordre Franciscain pour qu’il intègre l’Ordre Lescurien. Non seulement Pouyss refusa, mais ils choisirent ensemble les membres du nouveau chapitre franciscain, celui qui aurait la lourde charge d’assurer le renouveau de l’Ordre.

Ceux-ci s’acquittèrent de leur mission avec courage et détermination, malgré le décès impromptu et accablant de leur maître, frère Nico. Ils accomplirent ses dernières volontés en déménageant le couvent de Saintes-Ménéhould à Bruzh, en Bretagne, grande terre Franciscaine. Là, ils y reformèrent l’ordre, formèrent de nouveaux membres, tels que les frères Robert Savoie et MaisseArsouye. Des anciens contribuèrent à ce travail, tels que les frères Anguillerusée, Girtan, Gloth et Latan. Et cette action porta ses fruits. Non seulement l’Ordre retrouva sa vigueur d’antan, mais certains de ces franciscains furent appelés à de hautes charges au sein de l’Eglise: frère Robert Savoie fut élu Primat de France, frère Latan devint cardinal et frère Anguillerusée succéda à son éminence Jeandalf en tant que cardinal-camerlingue.

II Le savant

Dès sa plus tendre enfance, frère Nico fit preuve de remarquables dispositions pour les sciences divines et humaines. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune oblat de l’Ordre Bénédictin et qu’il assistait l’incompétent frère Konrad dans la gestion de la bibliothèque du monastère de Sens, il profita de son accès à cette inestimable réserve d’ouvrages pour découvrir seul les mystères de la foi et du monde. Ses lectures préférées étaient l’oeuvre de grands théologiens et il s’y plongeait avec passion et assiduité. Mais la connaissance n’est rien lorsqu’elle est circonscrite dans un seul domaine et frère Nico s’ouvrit également aux philosophies antiques, à la géographie et à l’histoire. Peu à peu, d’un ignorant enfant, il se mua en un jeune homme dont la soif de savoir se révélait insatiable.

En 1440, alors que frère Nico s’occupait de sa modeste paroisse, il se lia d’amitié avec le doyen de l’université de Paris, Raoul de Bègre. Paris venait d’être reprise aux anglais et cet homme avait la lourde charge de redonner à la Sorbonne l’activité qu’elle n’aurait jamais dû perdre. Pour ce faire, il recrutait les hommes de science les plus sages et frère Nico accéda à la fonction de professeur en sciences historiques. Mais la santé mentale de Raoul commençait à décliner. Conscient de ce mal inexorable, il décida de se choisir un successeur et confia cette lourde charge au saint homme, lequel la conserva jusqu’à sa mort. Pendant toute sa vie, il n’eut de cesse de poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur, accumulant les ouvrages, recrutant de sages professeurs et formant des générations entières d’étudiants.

Cette quête incessante de savoir le guida dans sa pratique de la foi, et lorsqu’il accéda à la charge cardinalice, elle fit le lui un véritable chevalier de la connaissance, se battant pour la vérité avec sa plume pour toute arme. Il advint qu’au début de l’année 1454, sa sainteté le pape Eugène V exigea une refonte du dogme à l’éclairage de documents retrouvés en la bibliothèque de Rome. Son ami le cardinal camerlingue Lescure entreprit alors d’ouvrir le concile Vatican I pour réunir l’ensemble des théologiens des royaumes Aristotéliciens. Frère Nico eut la charge de coordonner l’activité débordante de ces savants, parmi lesquels on pouvait notamment compter les Thomistes Lorgol et saint Trufaldini, le Cistercien Jeandalf ou encore le Franciscain Pouyss. Pendant tout ce travail, le saint homme imprima sa marque, expliquant inlassablement la nécessité de faire la part entre la vérité et les mensonges qui s’étaient accumulés avec le temps.

Mais le cheval de bataille de ce chevalier de la connaissance n’était autre que la rédaction des hagiographies des saints qui oeuvrèrent pour la plus grande gloire de la parole divine. Il rédigea un guide visant à ordonner la rédaction et la transcription de tels textes sacrés. Il encouragea personnellement la transcription des antiques hagiographies des archanges solaires et des saints fondateurs de l’Eglise, et poussa les théologiens à entreprendre la rédaction des hagiographies des saints les plus récents. Sans lui, l’Eglise aurait peu à peu laissé ces inestimables témoignages disparaître à jamais. Ce n’est que justice qu’il bénéficie lui-même d’un tel hommage, tant son oeuvre dans ce domaine fut fondamentale. Et elle atteignit son paroxysme lorsqu’il dirigea personnellement, au sein du couvent de Sainte-Ménéhould, la rédaction de l’hagiographie de saint François d’Assise.

Farouche partisan d’une foi réfléchie, frère Nico s’opposait à une vision plus intuitive de la parole divine. Suite au concile Vatican I, il prôna une transcendance par la raison et s’efforça de faire partager cette vision par le plus grand nombre. On le voyait çà et là expliquer à tout un chacun que l’essence des choses se trouve dans les choses elles-mêmes. Il recherchait la nature réelle de l’univers, par le biais de la métaphysique, qu’il qualifiait de science de l’étant en tant qu’étant. Mais il n’en dédaignait pas pour autant les éléments de la vie courante. Ainsi, il travailla sur la beauté, et conclut qu’elle résultait de certaines proportions et de certaines mesures et rythmes harmonieux. Pour lui, religion et quotidien ne faisaient qu’un, aussi recommanda-t-il que le sage participe à la vie de la cité.

Aux derniers temps de sa vie, conscient de la nécessité de communication avec les fidèles, frère Nico entreprit la création d’un journal officiel de l’Eglise. Il le nomma “le Rouleau” et en rédigea les tous premiers articles. Lorsque son fondateur mourut, ce journal, bien qu’encore jeune, s’était déjà solidement installé dans la vie de l’Eglise et se révélait plein de promesses. L’amour du savoir du saint homme ne se limitait donc pas à quelque bibliothèque où seuls se rendraient quelques rares lettrés, mais se voulait ouverte à tous, principe qui le guida tout au long de sa vie.

III Le saint

Frère Nico vécu humblement sa foi en la parole divine. Loin de l’attrait des titres et du goût du pouvoir, il prenait plaisir à aider son prochain, prodiguant moult conseils sur la meilleure manière de vivre au quotidien. Il conseillait les vagabonds et paysans sur l’art et la manière d’économiser les fruits de leur labeur tout en vivant dans la vertu. Sa compassion s’officialisa sous le nom de la Fraterie d’Aide aux Yndigents, mais le partage est une vertu trop rare pour que le saint homme trouve suffisamment de monde pour poursuivre cette oeuvre de charité. Un autre échec se trouva dans la Licorne, ordre militaire originellement prévu pour protéger les fidèles Aristotéliciens mais qui dériva bien vite vers l’accueil des hérétiques.

Qu’à celà ne tienne. Frère Nico n’était pas homme à se laisser abattre aussi facilement. L’Eglise qu’il connut dans sa jeunesse était faible et corrompue. Comme quelques rares autres personnes d’exception, il contribua grandement au renouveau de la foi. Sa sainteté le pape Nicolas V fit appel à lui en 1453 pour occuper une charge cardinalice parmi une Curie entièrement remaniée. Elle avait pour mission de rendre à l’Eglise sa gloire disparue. La plupart des diocèses étant alors privés de guide, les nouveaux cardinaux s’attelèrent à la nomination d’évêques. Et frère Nico exhuma de l’histoire de l’Eglise les anciennes congrégations, qui fournissent encore aujourd’hui un travail indispensable au bon fonctionnement de l’Eglise.

La sainteté de frère Nico se traduisait dans son action par sa perpétuelle volonté d’apaiser les tensions et de résoudre les problèmes non pas par la force mais par la sagesse. Ainsi, la réforme du dogme Aristotélicien vit violemment s’opposer l’Ordre Franciscain et la Congrégation de saint Thomas. Ce n’est que grâce à sa volonté inébranlable de communion que le saint homme réussit à calmer ce conflit et à ramener les théologiens au calme. Malheureusement, sa parole ne fut pas toujours écoutée. Ainsi, il s’opposa à la décision de ses pairs cardinaux de se lancer dans la première croisade de Normandie. Cette guerre se révéla désastreuse, ne parvenant pas à convertir les hérétiques Normands.

Et pour quelque fou qui douterait encore de la sainteté de frère Nico, voici le récit du miracle dont il fut le bénéficiaire et qui prouve sans conteste l’amour de Dieu envers un de ses plus fidèles serviteurs. Il était né Normand et avait conservé en son coeur l’amour de son duché, malgré les errements d’une partie de sa population. Après avoir fondé le couvent Franciscain de Sainte-Ménéhould, et peu de temps avant d’être nommé cardinal, il déménagea en la ville d’Avranches, où il fut très agréablement accueilli. C’est là que des hommes du roi vinrent lui demander de se rendre auprès du roi d’Angleterre pour négocier les conditions d’un traité de paix.

Mais ces négociations prirent une terrible tournure. L’archevêque de Rouen, qui participait lui aussi à la représentation de la couronne de France, fut retrouvé assassiné dans son lit. Des événements d’une rare violence eurent alors lieu et les fidèles du royaume de France apprirent avec horreur la mort de frère Nico. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque le saint homme, tout auréolé de la bénédiction divine, se retrouva en Normandie quelques jours plus tard. En vérité, je vous le dis, bénit soit celui qui aime tant Dieu que celui-ci le préserve de la mort.

Frère Nico fut d’ailleurs ainsi béni pendant longtemps puisqu’il vécu plus de soixante printemps. Toute sa vie durant, il dut faire face à une santé fragile, devant maintes fois tenir le lit en crachant du sang. Mais son oeuvre de paix, de savoir et de foi étaient trop importante pour que le Très Haut précipite son accession au Paradis solaire. Il mourut dans la béatitude au couvent Franciscain de Sainte-Ménéhould et fut inhumé en la basilique Saint-Titus de Rome, où nombreux furent ceux qui le pleurèrent. Que ceux-ci se réjouissent car il vit et vivra toujours dans nos coeurs.

négociations à St-Louis

 

 

1

 

 

 

En cette journée du 26 septembre 1455, s’ouvrent, à l’abbaye St-Louis de Montmirail, les discussions entourant la trêve sévissant entre le ducher du Berry et le Bourbonnais-Auvergne.

 

Des chevaliers étaient de nouveau en ville.

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2

 

 

Monseigneur Savoie, depuis le début du conflit, attendait pareille situation: une possibilité d’échange franche, directe, et honnête entre les belligérent de cette dispute, en vue de trouver une issu au conflit qui s’enlisait, et qui semblait, au moment de tenir cette trêve, vouloir s’étendre…

Ainsi, il avait invité en l’abbaye le duc Willen, qui avait proposé le premier la trêve, et Jazette, qui, au nom des Berrichois, avait accepter les termes de cette pause dans les affrontements.

Désireux d’assurer la protection de ces gens, Monseigneur Savoie avait demandé au chevaliers du Temple quelques membres afin de circuler en l’enceinte de l’abbaye. Des appartements avaient été préparés afin d’accueillir tout ces gens, et des volontaires du village étaient venu prêter main forte aux moines pour tenir les cuisines.

Aujourd’hui était le premier jour des discussions. Comme il faisait beau soleil, Savoie installa un petit chapiteau, à l’extérieur du bâtiment principal, en pleine cour MaisseArsouye. L’odeur de l’automne allait, espérait-il, aider a appaiser les discussions. Ainsi, sous l’ombre des ruines de l’ancienne abatiale, autour d’une grande table, s’était rassemblés quelques hommes, et quelques femmes.

Monseigneur Savoie s’adressa donc ainsi à ces invités d’honneur, se levant de son siège, maintenant que tous y étaient.

 

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Mes amis, je vous remerice d’avoir accepté mon invitation et d’être venu à cette table. S’il le faut, quand la nuit tombera, nous la trainerons à l’intérieur, et nous continuerons a discuter jusqu’au petit matin.

S’il le faut, nous discuterons toute la semaine, je suis prêt a même discuter avec vous tout le mois. Mais souhaitons nous entendre très rapidement. S’il vaut la peine de bien faire les choses, il faut aussi penser à toute l’incertitude qui anime présentement les diocésains berrichois, et ils ont droits que nous arrivions rapidement à un accord.

Je nous demanderai donc, avant toute chose, beaucoup d’humilité, car c’est la vertu qui sera ici la plus sollicité. Sans elle, nulle entente possible. De plus, comme vous êtes en résidence aristotélicienne, je vous demanderai de respecter les moines et tous les autres qui ont affaire en ce lieu de paix; discutons, franchement et fortement s’il le faut, mais en tout respect de notre Seigneur le bien aimé.

Faisons honneur au Très Haut et par la parole, par laquelle il nous a fait différent des animaux, entendons-nous pour trouver une solution au différent qui nous anime.

Je nous inviterais d’ailleurs à entonner un petit crédo avant de débuter ces discussions.

 

Le Primat de France récita lui-même la prière, puis, il ouvrit les mains et les menant devant lui, invita les autres a prendre parole.

 

Se rassoyant, il joint les doigts, priant pour que raison se fasse, s’entende, et se tienne.

 

 

 

3

 

 

 

Le duc Willen, du Bourbonnais-Auvergne, pensa pour lui-même…

avatarwillenaf9cc.gifOn y était… les troupes du Bourbonnais-Auvergne s’étaient retirées du sol berrichon, à tort ou à raison, selon le point de vue. L’épée du soldat laissait la place à la plume du diplomate. La force et la tactique militaire cédaient momentanément devant la dague empoisonnée de la parole et la lutte des esprits.

Il avait d’abord été méfiant sur le lieu où se dérouleraient les négociations, mais s’était vite rassuré en pensant que jamais personne n’oserait tenter quelque chose contre lui dans une abbaye. Il avait également noté la présence discrète des gens d’armes de l’Eglise…

Installé à la table, il récita pieusement le credo commencé par le Primat de France.

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l’heure de la mort.

[...]

Amen.

 

 

Puis il fit signe à son chambellan, le sieur Modjo, d’énoncer le point de vue de leur duché et leurs revendications.

 

 

4

 

 

 

 

 

 

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Modjo était assis aux côtés du Duc Willen, ils avaient traversé l’abbaye Saint Louis avant d’arriver dans la cour Maisse Arsouye, où Monseigneur Savoie avait fait installer un chapiteau extérieur pour entamer ces négociations. Le chambellan n’était pas mécontent d’être ici pour commencer à discuter face à face avec les Berrichons, il n’y avait rien de pire que les rumeurs et ragots pour envenimer une situation et perdre toute possibilité de dialogue… alors en fervent diplomate qu’il était, Modjo avait hâte de pouvoir prendre la parole!

Mais avant cela, il écouta Monseigneur Savoie prendre la parole et inviter toutes les personnes présentes à entonner un Credo, ce que Modjo fît.
Et sur un signe discret de son Duc, il se leva pour commencer ces fameuses discussions.
Il s’inclina légérement avant de prendre la parole pour saluer les personnes présentes autour de la table.

modjo.gifVos grâces, vos Excellences,

Je suis le sieur Modjo, Chambellan du Bourbonnais-Auvergne, et je représente donc mon Duché pour ces négociations suite au conflit qui nous a opposé.
Tout d’abord, je remercie Monseigneur Savoie de nous offrir un lieu neutre comme l’Abbaye Saint Louis pour nos discussions.

Il reprit son souffle avant d’entamer le plus gros de son discours…

La trêve que connaissent aujourd’hui nos deux contrées intervient après un conflit qui a fait beaucoup de morts et de blessés, et cela, nous le regrettons.

Mais notre entrée en conflit avec le Berry n’a fait que rendre officielle une situation que nous subissions depuis de nombreux mois. Les conseils successifs du BA ont pu tous constater la difficulté d’entretenir des relations franches et honnêtes avec les autorités Berrichones de cette époque… les petites phrases assassines, les quolibets et les soutiens plus ou moins officiels à des pertubateurs sont autant d’éléments qui ont fait perdre au BA la confiance en son voisin du nord-ouest.

Tout cela pour approcher de notre premier point : la reconnaissance de la part du Berry que le Duc George le Poilu a une grande part de responsabilité dans le conflit actuel, de par sa façon de diriger le Berry pendant plusieurs mandats successifs. Ce premier point n’est pas une demande isolée, nombreuses sont les voix qui accusent le duc Georges le Poilu, notemment celle du Grand Maître de France Juliano di Césari en gargote Berrichonne…
Nous demandons aussi la reconnaissance que pendant ces mêmes mandats, nous avons eu affaire à de nombreux brigands qui après voir commis leurs méfaits sur nos terres, partaient se réfugier en toute tranquilité au Berry. Nous avons été trop souvent nargués dans cette situation! De plus, de nombreux dossiers d’accusation transmis au Berry n’ont pas eu le traitement qu’ils méritaient !!

Et pour que cela ne puisse plus se reproduire, nous demandons une collaboration et une transparence totale entre nos deux justices, services de douanes et de maréchaussée, afin de remettre à plat des relations qui ont été trop longtemps fausses, hypocrites… et que le Berry s’engage à extrader tout brigand, tout traître ayant sévi en notre duché. La Compagnie d’Ordonnance du Bourbonnais-Auvergne sera autorisée à patrouiller entre Bourbon et Bourges afin d’assurer la sécurité de notre peuple comme du vôtre.

Nous demandons également la liste des mandatés ducaux et municipaux Berrichons, afin d’avoir l’assurance que nos marchés ne seront plus régulièrement déstabilisés par certains berrichons spécifiquement mandatés pour cela.

Enfin, et dans un souci de vivre en toute tranquilité et d’envisager enfin des relations vraiment amicales, nous demandons au Berry de prendre l’engagement solennel d’affirmer publiquement sa volonté de ne jamais nuire au BA et ce, de quelque manière que ce soit..

La gorge sèche, Modjo se rassit, cela suffisait pour commencer les négociations… Il attendait maintenant les réactions qui, à n’en pas douter, ne tarderaient pas!

 

 

 

 

5


La duchesse Jazette, duchesse du Berry, entra en scène.

Sans un regard, elle s’était dirigée respectueusement vers Monseigneur de Savoie et avec une lègère genuflexion, lui avait effleuré sa bague, Messire Valatar à sa suite, Dame Mentaig arriverait un peu plus tard, retenue par une de ses charges.

jazette.gifElle était calme, l’atmosphère paisible de l’abbaye semblait propice à des négociations sous le l’oeil vigilant du Très Haut. Elle avait simplement reconnu le Duc Willen et son émissaire probablement et avait incliné la tête dans leur direction.

Après le récitatif du Crédo, elle laissa sa Chancellière et son Chambellan prendre les choses en main.

 

6

 

Quand l’émissaire du Bourbonnais-Auvergne se rassit, la Chancelière, sur un signe de sa Duchesse, se leva à son tour, et s’éclaircit la gorge. Son regard vert se posa tour à tour sur chacun des participants, un sourire effleura un instant ses lèvres.

mentaig.gifMonseigneur, Vos Altesses, Votre Excellence,
Je suis Mentaïg, Chancelière du Berry, mandatée par Son Altesse Jazzette pour représenter ici notre duché. A mon tour de remercier Monseigneur Savoie, au nom du Berry, pour son hospitalité.

Elle se tourna vers son homologue.

 

Votre Excellence, si vous le permettez, j’éviterai de revenir sur les raisons qui vous ont poussé à agresser le Berry. Vous considérez cela comme une officialisation d’une situation sur laquelle nombre de courriers ont été échangés entre nos deux dirigeants. Nous n’avons jamais accepté cette thèse, et ne le feront toujours pas. Lesdits courriers sont à la disposition de Monseigneur Savoie, s’il le souhaite. Vous arguez de « petites phrases assassines », de « quolibets », de « soutiens plus ou moins officiels »… Des mots, Votre Excellence. Je gage que la Haute Cour de Justice, quand elle aura à traiter de l’affaire, demandera des preuves plus tangibles. Laissons-lui donc cela, si vous le voulez bien.

Mentaïg marqua une légère pause, se remémorant les paroles du Chambellan.

La liste de vos revendications est longue, Votre Excellence. Souffrez que j’en reprenne les points un à un.

La responsabilité du Duc George dans le conflit… Vaste sujet… Que le Grand Maître de France Juliano di Juliani s’exprime en gargote sur icelui, c’est une chose. Que sa parole, sauf son respect, ait force de Vérité, en est une autre, qui n’a pas, à mon sens à être évoquée ici. Il reste que vous avez attaqué le Berry alors que le Duc George n’était plus duc… Il a effectivement exercé sa charge pendant six mandats successifs, a été élu chaque fois qu’il l’a briguée. C’est donc que plus de la moitié des électeurs étaient satisfaits de la façon dont il menait le Duché. Devons-nous comprendre que vous mettez en accusation plus de la moitié de la population berrichonne ? Auquel cas, nous devons nous attendre à d’autres combats, Votre Excellence. Car si le Duc George n’est plus duc, cette population est toujours là.

Vous nous parlez de « nombreux brigands » : qui ? de « nombreux dossiers » : lesquels ? Nous voulons bien négocier, mais sur des faits tangibles. Je rappelle encore que vous avez déjà lancé ces accusations dans vos courriers à Son Altesse Jazzette, et qu’elle y a répondu. Devrons-nous répéter les mêmes phrases, les mêmes arguments, ad nauseam ? Pour ma part, je préférerais avancer.

En revanche, le Berry est tout prêt à accepter une collaboration judiciaire. Il est tout à fait envisageable de signer un Traité d’assistance judiciaire. L’extradition se pratique déjà, à la demande, et sur preuves fournies par le duché requérant. Dame Ysabeau, notre Ambassadrice en Bourbonnais-Auvergne, se tiendra à votre disposition pour la rédaction d’un tel traité, en collaboration avec l’attaché diplomatique que vous voudrez bien nous envoyer. C’est une personne qui a l’expérience de la diplomatie, elle était mon prédécesseur à la tête de notre chancellerie. Mais vous comprendrez aisément que le Berry est parfaitement à même d’assure la sécurité des Berrichons. Nous refuserons donc les patrouilles de la COBA sur notre territoire. La frontière doit être respectée.

Sur la question des mandats, je passe la parole à Messire Valatar. Il est chambellan, et aussi Conseiller au Commerce du Duché, il sera plus à même que moi de vous répondre. Je suis Maire, mais il l’a été aussi, il connaît donc bien la pratique berrichonne des mandats, tant ducaux que municipaux.

Elle inclina la tête en guise de remerciement, et se rassit près de la Duchesse.

 

7

 

Depuis le début de la rencontre, le chambellan berrichon était resté attentif, mais silencieux. La récitation du Credo avait permis à l’assemblée de communier et de déjà sembler vouloir s’unir. Participant à la prière, saluant Dame Mentaïg, puis écoutant les interventions successives, Valatar attendit son tour pour prendre la parole. Après un salut déférent à Son Eminence Savoie.

valatar.gifJe vous remercie, Dame Mentaïg.
Vos excellences, je vous salue il inclina la tête respectueusement je suis Valatar, chambellan du Berry, mais également conseiller au commerce et ancien maire, comme vous l’a dit notre chancelière.
Notre économie et nos finances sont gérées de façon généralement autonome par les maires, qui sont très libres en Berry, mais centralisent leurs données autour du CaC. Le fonctionnement des mairies se fait entièrement à l’aide des mandats, et si nous devions vous donner accès à l’ensemble de nos mandats, vous sauriez de façon précise toutes nos actions économiques. Jamais nous n’avons participé à des manœuvres malhonnêtes, et Sa Grâce Jazzette a proposé, il y a quelques temps, que des observateurs royaux viennent vérifier d’eux-mêmes que nous ne nous sommes pas enrichi par des biais obscurs. Vous donner accès à nos mandats est un gage trop important, et nous ne pouvons y accéder sans mettre en péril l’intégrité de notre économie : comment pouvons-nous accepter d’un duché qui a – sans scrupule – rompu un pacte de non-agression, qu’il ait accès à toutes nos données économiques ?
Enfin, j’aimerais revenir sur votre volonté de nous voir affirmer publiquement ne jamais nuire à votre duché. Il va sans dire que si nous parvenons à la paix, nous ne voudrons pas nuire au BA, mais il faudrait, pour que cet engagement puisse être juste, que vos autorités prononcent le même, et qu’ensemble nous promettions de ne pas se nuire l’un à l’autre.

Le chambellan eut un nouveau signe de respect et retourna s’asseoir à droite de la duchesse.

 

8

 

Modjo avait écouté successivement la chancelière et le chambellan du Berry répondre à ses demandes. Il regarda le Duc Willen et se leva pour répondre à ses interlocuteurs.
Il se tourna d’abord vers le chambellan Valatar.

modjo.gifVotre Excellence,
je crois au contraire qu’il est important de rappeler certains faits du passé pour justifier d’une situation présente. Les dirigeants changent, mais les actes de certains ont laissé des traces difficilement oubliables, creusant un peu plus le fossé entre nos deux contrées. Car le fond du problème réside souvent dans une mauvaise communication ou dans une accumulation de mensonges…

Je vous parle en effet de brigands… La Duchesse Thémis La Douce a en effet transmis des dossiers de brigandage directement au Duc Georges. Ces mêmes dossiers avaient été vérifiés par notre prévôt des maréchaux, le messire Althiof. Il s’agissait des brigands se prénommant Asslar, Sirka, Niceangel et Bap60, tous concernés par plusieurs affaires dans le BA. Alors je voudrais bien moi aussi avancer, mais il faudrait tout de même que chacun reconnaisse les faits…

En ce qui concerne la collaboration judiciaire, je suis heureux de vous entendre accepter cette proposition. Je connais votre ambassadrice, dame Ysabeau, pour avoir eu quelques contacts avec elle à la chancellerie du BA. Donc je vous propose de considérer ce point acquis et que nous procédions rapidement à l’élaboration de ce texte afin qu’il entre en vigueur dés sa ratification par les dirigeants de nos duchés.

En ce qui concerne votre refus des patrouilles, je laisserais la parole au Duc Willen afin qu’il vous apporte notre avis sur ce point.

Modjo fît un signe de tête avant de s’assoir, afin que Willen puisse prendre la parole à son tour.

 

 

9

 

 

Son chambellan formulant parfaitement la position du Bourbonnais-Auvergne, Willen observait avec intérêt les réactions berrichonnes. La dénommée Mentaïg semblait à première vue moins dure que Valatar, mais il se rendit vite compte du contraire. La chancelière usait avec habileté du langage habituel des diplomates ; il faillit s’y laisser prendre avant de saisir l’aspect tronqué de ses paroles…

Modjo s’interrompit et le duc continua après avoir choisi les expressions les plus appropriées.

avatarwillenaf9cc.gifConcernant une éventuelle organisation de patrouilles communes entre nos deux duchés, il ne s’agit nullement d’empiéter sur le domaine de l’armée berrichonne. Au contraire, nous serions tous deux gagnants : des patrouilles Bourges-Bourbon, composée alternativement de berrichons et de bourbonnais-auvergnats, aurait les avantages suivants :

Premièrement, dans notre cas, cela rassurerait vraiment les habitants du Bourbonnais-Auvergne et permettrait de mettre fin aux rumeurs comme quoi le Berry abrite nombre de brigands. Le fait que des patrouilles mixtes surveillent cette route ferait probablement taire les plus polémiqueurs de mon peuple : votre refus ne les ferait au contraire que crier un peu plus fort leur rage.

Deuxièmement, dans votre cas, vous conserveriez de toute façon le contrôle des deux noeuds entre Bourges et Bourbon. A moins bien sûr que vous ne préfériez régler l’affaire en nous cédant celui situé près du Bourbonnais-Auvergne, ce qui ferait que nos patrouilles respectives ne fouleraient pas le sol voisin… mais je doute que vous acceptiez cette solution.
J’ai été informé avant la guerre d’une purge du Berry ordonnée par le duc Georges, où votre armée avait pris place sur la plupart de vos noeuds. Je ne m’étendrai pas sur l’efficacité d’une telle opération, qui n’est d’ailleurs pas le sujet ici. Simplement, je me rappelle du fait suivant : le Berry compte 14 noeuds pour 4 villes. Le Bourbonnais-Auvergne en compte 18 mais pour 10 villes : proportionnellement, assurer la sécurité de vos routes est beaucoup plus difficile pour vous que pour nous. Organiser des patrouilles régulières entre Bourges et Bourbon soulagerait légèrement votre armée, qui pourrait ainsi se concentrer sur la surveillance d’un autre lieu et augmenter en efficacité.

Enfin, si nous parvenons à un accord sur ce point d’ordre militaire, nos relations en seront durablement assainies. Je ne parle pas seulement de politique ou de diplomatie, mais surtout de culture et d’échange entre les peuples. Par des patrouilles organisées conjointement par le Berry et le Bourbonnais-Auvergne, chacun pourra se dire : voilà deux duchés qui se font confiance. Les soldats berrichons qui passeront à Bourbon et les soldats bourbonnais qui passeront à Bourges feront connaissance, et des liens d’amitié finiront par se créer entre ces deux villes, puis finalement entre nos deux peuples entiers. Ce n’est pas de l’utopie : seulement de la logique.

Cela serait une avancée considérable, je ne vous le cache pas. Deux duchés ne sont véritablement en paix que lorsque leurs frontières sont clairement définies, ce que nous ne remettons pas en cause, et sécurisées…

 

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La Duchesse se tenait en retrait, confortablement installée dans un fauteuil, elle avait pris des notes. Elle avait laissé Dame Mentaig et Messire Valatar mener les pourparlers avec leurs homologues du Bourbonnais Auvergne. Il était temps de rappeler clairement la situation.

Elle prit donc la parole.

 

jazette.gifDuc Willen, en tout état de cause, j’ai déjà fait savoir publiquement et par le biais dans cette salle et de nos diplomates que les accusations du Bourdonnais Auvergne étaient totalement de mauvaise foi, seule la nature belliqueuse et votre désir d’extension territoriale pour l’ADC, étaient à l’origine du conflit. Je ne puis vous permettre une seule intrusion sur notre sol. Comme vous le dites si bien … Votre Duché comporte dix villes ….

La voix pleine de sous-entendu.

Elle voit le Duc sursauter et elle l’arrête avant qu’il ne prenne la parole… Elle lève la main dans sa direction.

Duc Willen !! Si c’est la mention d’une alliance qui vous fait bondir, je tiens pour preuve la situation en Touraine, la cooalition du Poitou et l’arlerte qui été donné dans le Limousin.

Pour ce qui est de votre responsabilité avérée dans la suite des évènements avec la prise de Châteauroux et les dégâts occasionnés sur notre mine de pierre, je laisse le soin aux diplomates d’en définir la facture.

Pour le reste, je propose que nous entérinions purement et simplement la situation d’avant le conflit. Après tout, nous avons été attaqués, pillé et je ne vois nul intérêt à « négocier » des « traités » sachant le prix qu’y attache le BA et j’espère en la grande sagesse de la Pairie pour régler la rupture du traité de non-agression.

Elle se tourne respectueusement vers le Primat de France.

Avec mon plus grand respect, Monseigneur, puisse le Très Haut nous conduire vers le chemin d’une paix sinon de coeur au moins de raison. Il me semble maintenant que nous avons perdu assez de temps.

Elle se tu. Elle eut juste un regard rapide vers Dame Mentaig qui la connaissait si bien.

 

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Mentaïg suivait les interventions, ne perdait rien de ce qui se disait, ni de ce qui transparaissait dans les gestes, les regards. La Duchesse Jazzette se rassit, avec un simple regard à sa Chancelière. Celle-ci se leva à son tour, après s’être assurée que le Primat acquiesçait.

mentaig.gifIl semble donc que nous soyons d’accord sur un Traité Judiciaire. Nous en discuterons les modalités entre nous, avant de le soumettre à nos Conseils respectifs, si vous le voulez bien. Il faudra en peser chaque terme, et envisager tous les cas de figure, autant que faire se peut, afin d’éviter à l’avenir toute rancœur au sujet d’une extradition manquée ou d’un verdict jugé inadéquat. Pour ce qui est de l’aspect financier du règlement, Dame Jazzette, dans sa grande sagesse, s’en remet à la Chambre des Pairs pour décider de l’indemnité due par le Bourbonnais-Auvergne en contrepartie de la rupture du Traité de non-agression qui nous liait. Reste tout de même que vos Compagnies franches ont participé au massacre de près de cent Castelroussins, et qu’il paraîtrait impensable aux survivants de n’en point obtenir réparation. Le Berry réclame donc 5000 écus, en signe de bonne volonté de votre part.

Elle s’interrompit quelques secondes et rassembla ses idées.

Le point d’achoppement semble être cette question de la surveillance des nœuds entre Bourges et Bourbon. Ils sont berrichons, et le resteront. Messire Duc, j’ai le regret de ne point partager votre optimisme quant à la vertu conciliatrice de patrouilles mixtes. Le ressentiment est trop profondément ancré, en Berry, contre les Bourbonnais et Auvergnats, pour qu’autre chose que des sympathies superficielles puissent naître si soudainement entre soldats de nos deux duchés. Trop des nôtres ont en mémoire, et durablement, le meurtre du vicomte de Bretagne sous les murailles de Sancerre, par exemple.
En revanche, je conçois fort bien que vous ne sauriez vous satisfaire de patrouilles composées uniquement de Berrichons. Ce serait parfaitement légal, mais notre but premier est d’apaiser les tensions.
Une solution apparaît, qui devrait, je pense, satisfaire les deux parties.

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