la vitea de François le Gênois sanctifié par la Curie Romaine

Chapitre I :

 

De l‘éducation de Francois de Gênes

et de la mort du père Suger

rédigé a partir des notes de Frère Nico

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[Extrait] 

 

A Gênes, en l’an de grâce 1408, vivait dans une des cités les plus prospères des royaumes un tout jeune homme, troisième fils d’une riche famille de marchands : François Arinitzi de Gênes.

Son père avait voulu qu’il soit accompagné par un personnage qui sera déterminant dans la pieuse vie de François : le père Suger. Celui ci officiait comme chapelain de la famille Arinitzi, et aurait pour rôle tout au long de la formation du jeune François son apprentissage de la morale Aristotélicienne et son éducation aux préceptes de la foi.
Laurent de Gênes, personnage très pieux, y tenait beaucoup.

Les messes de Suger sortaient vraiment de l’ordinaire, il emplissait à forte dose d’encens les endroits où il officiait élevant d’avantage les prières et cantiques auprès du tout puissant. Il semblait se muer en une créature agitant corps et âme pour faire vivre et transmettre sa foi et ses bénédictions à ses auditeurs. Quelque chose d’exaltant et de transcendant émanait de de son attitude, de ses paroles et de ses gestes. Dieu lui même semblait s’exprimer à travers son verbe. Sa voix était rauque et suave, détonnant comme le grondement divin, tous restaient happés et très sensibles aux paroles du prêtre devant l’extraordinaire aura dont celui-ci étaient entouré.

Il terminait toujours ses offices par une seule et même formule venant conclure l’impressionnante prestation :

Voici pourquoi il ne faut pas le suivre : les hérétiques qui refusent la conversion alors que l’Eglise, seule détentrice de la Vérité, leur a indiqué la Vraie Voie, sont pêcheurs par présomption, car ils estiment mieux savoir la Vérité que l’Eglise, donc mieux savoir la vérité que Dieu, quel outrage que cela !

La foi du jeune Arinitzi, dès le début de son statut d’homme, demeurait très forte, et particulièrement grâce au très pieux père Suger.
Passionné par la vita de Christos dont le père Suger se faisait un devoir -et un plaisir- de lui raconter, François aimait à imiter mot pour mot, phrase pour phrase, le guide de l’humanité, celui par qui la seconde révélation arriva. Suger et lui même apprenait et s’essayait à vivre et à ressentir les mêmes situations que Christos vécu à l’époque ancienne.

Alors, il essayait d’approcher ces pauvres humains; il leur parlait et leur expliquait la philosophie d’Aristote et les enseignements du Très Haut.

 » Aristote, disait-il, nous a appris que l’homme sage doit participer à la vie de la Cité. Vous mes amis, regardez vous, êtes vous heureux ? perdus que vous l’êtes au milieu de nulle part ? Mes amis, sachez que l’Homme est par nature fait pour vivre au sein de ses semblables. « 

 


Un commentaire

  1. Plusieurs frères ont travaillés à partir de St-Louis pour achever de copier les derniers parchemins du Frère Nico. Leur travail, et la mémoire de l’auteur, se sont vu sanctifiés par Rome en ce jour de juillet 1455.

    La suite de la vita, par ici.

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